Venezia bella

Aujourd’hui c’est au tour de Venise de nous enchanter. L’arrivée à Santa Lucia, ce merveilleux promontoire donnant sur l’objet de nos désirs est toujours spectaculaire.

Pour aller au campo Polo – la partie avant s’appelant Piazza Margherita, nous passons devant l’église des Frari. Les différents corps de bâtiment sont décalés l’un derrière l’autre, ce qui souligne la profondeur de l’ensemble. Ce procédé a été appliqué 3 fois, de façon à remplir l’espace tronqué à disposition.

Nous avons observé le même procédé à Bologne. Toutefois ici à chaque élément correspond une place en face.

Retournons à Venise.

Il y a 50 ans, le professeur Hoesli disait que Venise était une pâte dont on avait enlevé des parties pour former les places. Thématique plein et vide.

Puis, chaque propriétaire se serait démarqué avec sa façade propre collée comme suit sur la pâte.

Nous avons déjà ou observer cela à Padoue.

Sur la même place, nous avons trouvé un autre exemple où c’est même un collage, pour utiliser le vocabulaire du même professeur Hoesli.

Retournons à Venise: nous voyons que la façade rouge se démarque de la blanche par un volume untersticiel. Ce sont en fait des volumes, c’est à dire des blocs. Comme nous le voyons ci-dessous, le bâtiment rouge est beaucoup plus haut et les constructions voisines de démarquent toutes par leur propre fronton.

Finalement il faudrait refaire la théorie de Hoesli en parlant de blocs plutôt que de pâte. Paul Nixon disait «Elemente die zusammen treten und Raum geben/bilden».

Ici nous voyons un autre exemple sur une autre place où le bâtiment se présente comme un volume avec une fenêtre de coin. Sa façade principale de démarque par sa couleur rouge.

Un deuxième aspect de cette théorie du professeur Hoesli nous a sauté aux yeux. L’acceptation de la population pour cette place ne dépend probablement pas seulement des façades et de l’espace vide mais aussi de l’ameublement qui lui donne une grande habitabilité par son «ameublement» comme les bancs, le kiosque, la fontaine, les arbres bien sûr aussi, les terrasses de bistrot, etc… A cet effet il faudrait adapter sa théorie.

Il y a des grands et des petits arbres qui marquent différemment la place. Des arbres en groupe ou solitaires.

Sous les arbres bas, en groupe, on de sent isolé du monde! Sous les arbres hauts, seulement protégé du soleil.

Le kiosque et la fontaine marquent des zones.

Les terrasses invitent aussi à rester…

Nous pouvons observer l’importance de la végétation pour le bien être dans le cloître du Santo à Padoue.

Nous voyons déjà une possibilité de conceptionalisation: ici les fleurs sont plantées sur le pourtour, au milieu se trouve le pré avec quelques arbres.

Observez cette cour depuis le coin.

La cour adjacente n’a pas de plantations. Quelle différence !

Nous avons pu observer la même chose dans la cour derrière le Palazzo del Governo à Bologne ; voyons d’abord la partie meublée uniquement de voitures et sans végétation.

Puis la partie adjacente, avec une végétation riche uniquement posée dans des Bacs ainsi que moultes possibilités de s’asseoir.