Par un splendide dimanche de fin septembre, nous venons d’arriver à Vérone qui nous séduit par son élégance.

Voyez la Piazza delle Erbè, ancienne place du marché qui se resserre à ses deux extrémités. Et perpendiculairement la Piazza della Signora.


Auparavant nous nous sommes arrêtés devant l’impressionant Palazzo della Ragione.

Vous admirerez le coin gauche : jeu entre l’angle négatif et le coin saillant positif.

Et voyez une rue en enfilade menant de l’une à l’autre.

Un aperçu de l’élégance toute vénitienne de la ville.

Puis, nous allons visiter un bijou de l’architecture gothique lombarde, l’église Sainte Anastasie, la plus grande de Vérone. Extrêmement haute, c’est presque une église-halle malgré ses 3 grandes nefs. Celles ci sont soutenues pas 12 puissantes colonnes en marbre rouge de la région. Les teintes pastel si bien assorties m’enchantent. La décoration des plafonds non figurative avec des arabesques et des motifs floraux sur fond blanc jette une note agréablement fraîche et lumineuse.

Cette église contient de très belles œuvres d’art dont la célèbre fresque de Pisanello «Saint Georges et la princesse» décorant l’une des 5 chapelles. Pour la première fois dans ma vie j’éprouve un véritable intérêt à étudier en détail une telle fresque. La noblesse du profil de la princesse est remarquable. Le visage de Saint Georges me paraît encore plus remarquable, car ses traits sont d’une telle finesse qu’ils me paraissent être ceux d’une femme. Serait-ce possible, St Georges qui tue le dragon, une femme?


Une autre oeuvre d’art intitulée «la madonne du Rosaire» de Lorenzo Veneziano de la deuxième moitié du 14eme siècle se situe dans une chapelle à proximité du transept. Quelles teintes, quelle douceur d’expression!

Malgre toutes ces richesses, la façade de l’église n’a pas pu être terminée et le revêtement en marbre rouge n’a pas pu été posé.

Nous continuons donc mos pérégrinations par le duomo qui est composé de tout un complexe de bâtiments.

Nous commençons par le baptistère que voici dont la forme épurée séduit.

Puis nous continuons par l’église de Sainte Hélène construite au-dessus d’une ancienne église paléo-chrétienne.


A l’entrée une très belle Madonne. Un peu plus loin un triptyque polychrome sculpté de Giovanni di Rigino.


Puis nous traversons l’atrium qui relie cette église au Duomo.

Il est très richement sculpté.

Que de modernité dans les motifs!

Nous entrons enfin dans le Duomo.


Le motif du sol, une croix gammée frappe mon attention. Pourquoi utiliser ce motif originaire d’Inde dans cette église?

La fresque dans la coupole au-dessus du chœur à été réalisée d’après un carton de Giulio Romano. Tous ces disciples accoudés à la balustrade paraissent vraiment vivants. Quel maniérisme unique!


Un peu plus en arrière, dans une chapelle, une fresque intitulée «l’adoration des mages» de Liberale da Verona de 1500 vaut aussi largement la peine d’être découverte.


Un des mages avwc les longs chevet pourrait aussi être une femme. Serait-ce une fresque féministe avant la lettre?
Voici la façade et le clocher du duomo pour terminer la visite.

Puis le soleil qui se couche sur les arènes…
